Ciné-club

rejoint L'Oeil dans le rétro

et devient : LA LEÇON DE CINÉMA

Chaque trimestre, ce ciné-club vous propose d’explorer une facette singulière de l’histoire du cinéma à partir d’une conférence introductive et de 2 films clés, un vendredi soir par mois à 20h.

 

Il est animé par Frédéric Mercier, critique de cinéma au magazine Transfuge et chroniqueur pour l'émission Le Cercle sur Canal +. 

Auparavant, il a collaboré avec Dvdclassik, TCM Cinéma et les Cahiers du Cinéma. Il a publié en 2016 Les Ecrivains du 7e art, un essai salué par la critique.

1er trimestre (octobre - décembre) : Real England

2e trimestre (janvier - mars) : Viva Italia !

3e trimestre (avril - juin) : Nouvelle(s) vague(s) japonaise(s)

Chaque thématique est reprise dans notre programmation grâce à un film de patrimoine projeté tous les dimanches soir à 19h dans le cadre du cycle L’Oeil dans le rétro

Tarif unique : 5 euros

NOUVELLE(S) VAGUE(S) JAPONAISE(S)

Vendredi 13 avril - 20h

Conférence d'extraits

Au tournant des années 60, l’industrie cinématographique japonaise est aussi à la croisée des chemins.

 

Masaki Kobayashi fut l’un des principaux artisans à assurer de façon souvent spectaculaire, grâce à une série de films admirables et féroces, la transition vers la modernité, tandis que Nagisa Oshima fut jusqu’aux années 80 à la fois le chantre provocateur et la maitre d’œuvre de « La nouvelle vague japonaise ».

vendredi 04 mai - 20h

Harakiri

Avec cette adaptation de Seppuku, d'après l'oeuvre de l'écrivain Yasuhiko Takigushi, le réalisateur offre à la fois le plus impeccable des chambara (film de bataille de sabre), la plus féroce (et exacte) critique des codes de samouraï. Monument d’action et de réflexion politique, ce film de 1962 est à la fois un sommet de classicisme épuré et d’innovations dramatiques.

Drame de Masaki Kobayashi

Avec Tatsuya Nakadai, Shima Iwashita, Akira Ishihama

[Japon – 2h15 – VO]

Au XVIIe siècle, le Japon n'est plus en guerre et le pays est dirigé avec fermeté. Hanshirô Tsugumo, un rônin (samouraï errant) sans travail parmi tant d'autres, décide de frapper à la porte du puissant clan des Ii. Reçu par Kageyu Saitô, l'intendant du clan, il lui demande la permission d'accomplir le suicide par harakiri dans la résidence. Tentant de l'en dissuader, Saitô commence alors à lui raconter l'histoire de Motome Chijiwa, un ancien rônin qui souhaitait accomplir, lui aussi, le même rituel.

Vendredi 08 juin - 20h

L'Empire des sens

A partir d’un fait divers célèbre, Oshima réalise cette « corrida de la jouissance », en souhaitant une fois pour toute lever le tabou de la représentation non simulée des rapports sexuels à l’écran. S’il souhaitait faire polémique, et s’il a réussi à faire scandale, le cinéaste a néanmoins accouché d’un bouleversant chef d’œuvre.

Drame érotique de Nagisa Oshima

Avec Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji, Aoi Nakajima

[Japon – 1h45 – VO – Interdit aux moins de 16 ans]

1936, dans les quartiers bourgeois de Tokyo. Sada Abe, ancienne prostituée devenue domestique, aime épier les ébats amoureux de ses maîtres et soulager de temps à autre les vieillards vicieux. Son patron Kichizo, bien que marié, va bientôt manifester son attirance pour elle et va l'entraîner dans une escalade érotique qui ne connaîtra plus de bornes.

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VIVA ITALIA !

Vendredi 12 janvier - 20h

Conférence d'extraits

Le miracle économique italien a vu toute la société italienne se développer très rapidement entre les années 50 et 70. Le cinéma transalpin n’a jamais été en reste pour commenter avec dérision et cruauté ces profondes transformations sociales et leurs conséquences.

Ce cycle se propose de montrer combien l’ironie politique à l’italienne a pu prendre au cinéma des formes aussi variées qu’étonnantes.

vendredi 09 février - 20h

Les jours comptés

Un ouvrier tombe un matin sur le cadavre d’un homme qui lui ressemble. Il décide soudain de cesser de travailler. Jamais sorti en France, Les jours comptés est le deuxième long métrage d’Elio Petri, réalisateur de La classe ouvrière va au paradis, Palme d’or 1972. C’est avec Les jours comptés, peut être son plus beau film, que le cinéaste trouve son ton si unique, à la lisière de la comédie inquiète et de la fable fantastique. 

Drame de Elio Petri

Avec Salvo Randone, Franco Sportelli, Regina Bianchi

[Italie – 1h39 – VO]

 

A cinquante ans, Cesare Conversi a travaillé toute sa vie avec abnégation. Un jour, il voit mourir dans le tram un homme de son âge. Obsédé par l’approche inexorable de la mort, il s’arrête de travailler afin de profiter de la vie avant qu’il ne soit trop tard…

Vendredi 16 mars - 20h

Au nom du peuple italien

Duel au soleil entre l’intègre juge Bonifazi (Ugo Tognazzi) et le détestable millionnaire industriel Santenocito (Vittorio Gassman), soupçonné d’avoir assassiné une femme. Grâce aux grands numéros d’acteurs de ses deux comédiens fétiches, Dino Risi (Le Fanfaron, Parfum de femme), tire ici à boulets rouges sur les idéologies, de droite comme de gauche, en les renvoyant dos à dos.

Comédie de Dino Risi

Avec Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman, Ely Galleani

[Italie – 1h43 – VO]

Le juge Bonifazi est un honnête magistrat ayant une conception très personnelle de la justice ; il lutte contre tout ce qui pervertit la société : la corruption et la spéculation. En enquêtant sur la mort d’une jeune fille Silvana Lazzarini, il est amené à interroger Santenicito, un riche industriel corrompu qui semble lié à cette disparition…

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REAL ENGLAND

Vendredi 27 octobre - 20h

Scum

Violent, sec et colérique, Scum fut censuré par la télévision britannique avant d’être retourné entièrement pour le cinéma. Avec ce premier long métrage de cinéma, son réalisateur Alan Clarke poursuit et radicalise le geste de ses prédécesseurs en s’attaquant aux conditions de vie déplorables dans les maisons de correction.

Drame de Alan Clarke

Avec Avec Ray Winstine, Mick Ford, Julian Firth

[Grande-Bretagne – 1h38 – 1979 - VO]

Angleterre, années 1970. Trois jeunes, Carlin, Davis et Angel arrivent dans un borstal, un centre de détention pour mineurs. Ils ont peur. Ils ont raison, car ils vont connaître l'enfer. Dans le centre, c'est la loi du plus fort, la loi du plus méchant, le règne de la terreur et de l'humiliation. Pris dans l'engrenage infernal d'un système sans issue, Carlin, Davis et Angel n'ont plus qu'un but : survivre.

vendredi 17 novembre - 20h

Conférence d'extraits

Sous influence directe du « free cinema » documentaire, au tournant des années 60, le cinéma anglais s’est réinventé en se lançant dans une exploration sans concessions des conditions de vie des classes laborieuses et une dénonciation des injustices sociales.

Retour sur une période charnière de l’histoire du cinéma britannique, dont la propagation du choc formel se fait encore ressentir.

Vendredi 8 décembre - 20h

If

Premier jalon (et le plus célèbre aussi) d’une trilogie avec Malcom McDowell, If est par sa facture et son ton l’un des actes fondateurs du réalisme social anglais, une peinture au vitriol du système scolaire, réalisée par un l’un des pères fondateurs du « free cinema » documentaire.

Dame de Lindsay Anderson

Avec Malcolm Mcdowell, David Wood, Richard Warwick

[Grande-Bretagne – 1968 – 1h52 - VO]

Des lycéens anglais se révoltent violemment contre le système éducatif et la discipline de fer de leur établissement. Ils vont même jusqu'à tirer sur la foule le jour de la remise des prix…

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