Ciné-concert Buster Keaton

22/12/2014

 

Le ciné-concert Buster-Keaton, que nous avons accueilli dans le cadre d'un programme Cinessonne, a permis aux spectateurs de redécouvrir un maître du burlesque avec l'accompagnement musical exceptionnel de Laurent Marode et David Sauzay.

 

Les Musiciens

 

Pianiste et jazzman, Laurent Marode multiplie les expériences musicales : il se produit régulièrement en concert dans diverses formations, compose la musique de comédies musicales et dirige des projets théâtre et musique (Bonheur en 2003, Novecento en 2005, Pygmalion en 2007…). Avec le TrioInvite, créé en 2002, il se spécialise dans la musique liée à l’image et co-compose dix-huit spectacles allant du ciné-concert au spectacle hommage autour du cinéma.

 

Après un parcours qui l’a vu fréquenter Mulgrew Miller ou Carla Bley, s’impliquer dans les projets de Fabien Mary ou Mourad Benhammou, David Sauzay est désormais un saxophoniste reconnu qui a joué notamment pour Charles Aznavour ou Kyle Eastwood.

 

Le cinéaste

 

"Keaton doit son prénom, Buster - « casse-cou » en langue anglaise -, à une dégringolade, aussi mémorable que miraculeusement sans conséquences, qu’il fit bébé dans un escalier. C’est sans doute ce que l’on peut appeler une scène primitive pour ce maître du burlesque dont le corps perpétuellement en déséquilibre allait devenir une marque de fabrique.
Alors qu’il se produit sur les planches du music-hall avec ses parents depuis tout petit, la société new-yorkaise de protection de l’enfance s’émeut des chutes et contorsions en tout genre que lui valent ses rôles d’adulte miniature, véritable marionnette dont son propre père tire les ficelles. Les contours du personnage qu’incarne Buster Keaton tout au long de sa carrière se mettent en place. Il est bientôt recruté par Mack Sennett pour donner la réplique à Fatty Arbuckle, « l’obèse au visage de poupon », dans d’hilarantes. Mais, plus largement, c’est un genre à part entière du cinéma qui s’y invente, le burlesque, qui, au-delà du rire, traite du rapport difficile qu’entretiennent l’homme et son corps avec les objets, l’espace et les autres. Au début des années vingt, Keaton crée ses propres studios et devient seul maître à bord. Acteur, metteur en scène, scénariste…, il produit nombre de courts métrages, au meilleur de son talent dans l’inoubliable Maison démontable. Il passe bientôt au long métrage et réalise une succession de chefs-d’oeuvre comme Sherlock junior, La Croisière du « Navigator », Fiancées en folie ou Le Mécano de la « General », merveilles de rythme, de logique et de géométrie. Le temps n’est plus où il fallait légitimer Buster Keaton pour lui assurer la place centrale qui lui revient de droit dans l’histoire du cinéma mondial. Il n’est donc plus besoin de l’opposer par stratégie à Charlie Chaplin. Ce combat de la cinéphilie a été gagné, et Chaplin et Keaton en sont tous deux sortis vainqueurs, maîtres incontestés du comique et du burlesque."

Stéphane Goudet, Les Cahiers du cinéma

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